Categoría: Hardware
Grado de dificultad: 3 (Por el idioma)
Columnista: Roberto
Otra ausencia, esta vez con explicación “física” … Y dolorosa. El artículo está en frances, por cierto.
Vol plané
Accident, source d’inspiration ?
L’origine du présent éditorial est, de nouveau, nettement personnelle. Dans un récent autre article de TMN, je me confiais sur certains doutes, liés à la créativité :
C’était un thème important, et je devais aux lecteurs de TMN une explication sur mes absences.
A présent, c’est un peu plus physique : il se trouve que je viens d’avoir un accident de patinette…
Voilà, à propos, un mot que je dois retirer de mon vocabulaire. Aujourd’hui, on lui préfère le terme « scooter », probablement parce que qu’il sonne moins enfantin.
Scooter sonne effectivement plus « adulte responsable » que patinette électrique. C’est, en particulier, plus cohérent avec la description de fractures d’un coude et d’une côte.
Il y a aussi eu d’autres contusions moins graves, mais tout aussi douloureuses.
Blamer les victimes, comme d’hab
De quoi me changer les idées. En particulier, avec un bras dans le plâtre et bourré d’analgésiques, m’asseoir devant un clavier est devenu un exercice compliqué.
Et pourtant, je m’estime chanceux. Vu les circonstances, j’aurais pu y perdre bien plus.
Mais ce n’est pas l’aspect intéressant de l’incident. Ses circonstances le sont bien plus.
Il se trouve que je ne suis aucunement un conducteur de scooter irresponsable. Et ma présence sur la chaussée d’une grande avenue du nord de Bogotá (la Avenida 19) n’était pas un hasard.
Depuis quelque temps, les programmes d’infos locaux diffusent des déclarations menaçantes (de journalistes ? d’officiels ?). Ces gens importants voudraient nous convaincre d’imposer aux scooters de rouler sur la chaussée au lieu des pistes cyclables.
Le scooter électrique, nouveau coupable habituel
Un accident typique d’un manque de règles
Comme les justifications avancées me paraissaient peu convaincantes, j’avais décidé de faire un essai, profitant d’une visite à l’atelier.
Note : Les scooters de marque ont, eux aussi, des maintenances périodiques… Si leur possesseur est responsable.
Jusque là, je préférais utiliser les pistes cyclables, mais « pourquoi ne pas essayer ? ». #TrèsMauvaiseIdée
J’ai pu me rendre compte à quel point les discours des donneurs de leçons sont creux :
Rien, dans les rues de Bogotá, n’est fait pour les scooters. Ni l’asphalte douteux, ni les autos abusivement stationnées sur les avenues, ni les motos pilotées par des ineptes.
Je me suis fait serrer par une de ces motos, m’obligeant à exécuter un vol plané aux conséquences désastreuses.
Bogotá est micromobilité-friendly
Bogotá est-elle un cas grave ? Que nenni ! Nous bénéficions même d’un réseau de pistes cyclables très acceptable (quoique perfectible) … Celui qu’on prétend interdire aux scooters.
Note : il est, cependant vrai qu’une foule d’abusifs utilise ces pistes de manière indue, qui ne sont pas les scooters !
A quoi riment, dans ces conditions, ces réclamations politiques ? La réponse est, comme d’hab, contenue dans la question.
C’est politique, « diviser pour régner » est le leitmotiv des politiciens de tous bords. Peu o rien à espérer de ce côté.
Par contre, je ne vois pas le futur des scooters électriques s’estomper, et ces fiers représentants (du peuple?) se trompent de cible.
Interdiction, l’arme des incapables
Gouverner par l’interdiction es l’arme des incapables. Dans ce cas, il s’agit de l’assimilation abusive de deux types de véhicule clairement différents.
Note : cela a à voir avec la position de conduite et, oui, il faut détailler cette justification. L’article suivant (en espagnol) montre une série de critères utilisés pour définir ce qu’est un scooter :
Qué se necesita para conducir una patineta eléctrica en Colombia
Sans entrer dans les détails, il existe une zone grise qui ne peut être supprimée. Batailler ou interdire ne mènera à rien.
Les sugestions sont plus utiles que les interdictions
Élaborer une solution plus constructive est, comme souvent, bien préférable.
Créer des cours de conduite de ces engins est un bon point de départ. Étant possesseur de l’un d’eux, je reconnais qu’il nous manque l’entraînement pour savoir réagir aux dangers urbains.
Note : le problème de sécurité des scooters réside dans le guidon et sa colonne. Ceux-ci se transforment en un dangereux obstacle (je l’ai appris à mes dépens).
Souffrir un accident peut aussi mener à des sugestions utiles.






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