Grado de dificultad: 3 (Por el idioma).

Columnista: Roberto

L’information est d’origine française, justifiant le choix de langue pour le présent article. Le seul mauvais choix, ici, serait de parler en novlangue.

Un tour de passe-passe novlanguesque

Vaxzevria n’est pas un nouveau vaccin

Le vaccin contre COVID-19 des laboratoires de AstraZeneca a, à présent, un nom ! Il faut dire : « Vaxzevria » … A vos souhaits !

Ma pensée première était qu’un vaccin ne définit pas tout un laboratoire… Mais il y avait une autre raison, sous-jacente. Lisons l’intéressant article de Marianne à ce sujet :

Un nouveau nom pour le vaccin AstraZeneca : “On ne change pas ce qu’on vend en repeignant la façade du magasin”

J’ai alors eu la réaction suivante :

Woman facepalming Emoji

Les problèmes de AstraZeneca avec leur vaccin contre COVID-19 sont une chose. Leur trouver une solution par la novlangue en est une autre, complètement différente…

La novlangue, remède (rapide) a tous les maux

La nouvelle pourrait paraître pathétique. Je préfère la voir comme une démonstration additionnelle de la superficialité qui caractérise notre monde actuel.

« Dans le temps » (soit dit de façon sarcastique), dans les entreprises, existaient les « Chefs du Personnel ». Puis, la dénomination s’est muée en « Directeur des Ressources Humaines ».

Plus récemment, la périphrase novlanguesque est devenue « Responsable su Talent Humain » …

Que se passa-t-il entre temps ? Rien, ou plus exactement rien de bon :

Le respect pour les employés a progressivement disparu.

Note : les « employés » sont devenus « collaborateurs », ce qui n’est pas non plus une bonne nouvelle. Car la « tendance » est résolument à « l’externalisation » (AKA sous-traitance).

Ça coûte moins cher (pardon : on doit dire « optimisation » !)

Comment se dit « vaccin » en novlangue ?

AstraZeneca a choisi de changer d’ « attribuer ») un nom de son vaccin contre COVID-19. Comme très justement dit dans l’article de Marianne :

« … Il vaut pourtant mieux s’interroger sur la pratique qui a fait naître la défiance … »

Comme d’habitude, il y a, d’un côté, les scientifiques, de l’autre les « Communicants ». Ces derniers préfèrent l’urgence à la clarté.

D’ailleurs, le mot « clarté » est, lui aussi, devenu un terme de novlangue.

Espérons que les scientifiques auront des réactions plus fondées. Nous avons plus besoins de vaccins efficaces que de néologismes.

L’efficacité de la novlangue sera toujours une mauvaise nouvelle.

La novlangue s’intéresse à un vaccin

Parte 2
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