Grado de dificultad: 3 (Por el idioma).

Columnista: Roberto

Sachant que le contenu du présent article est clairement en faveur de l’Europe, j’ai choisi de le rédiger en français.

Les Européens collaborent avec la Chine

Une importante mission spatiale chinoise

Le Washington Post vient de publier un article sur une importante mission spatiale chinoise vers la Lune :

China launches world-first mission to retrieve samples from far side of moon

En résumé, la Chine vient d’envoyer une mission vers la face cachée de la Lune, pour ramener des échantillons.

C’est une nouveauté (car prélever des échantillons sur la Lune n’est pas une nouveauté), pour les détails suivants :

  • Ce n’est pas un « projet », la mission vient effectivement de décoller, et sans incident,
  • Ils aluniront sur la face cachée dans la région du pôle Sud de la Lune,
  • La mission est de prélever des échantillons, ET de les ramener dans la même mission.

Les Européens ont fait leur choix

Ce n’est pas tout, et la suite de l’article est révélatrice :

  • L’ESA, la France, l’Italie, et le Pakistan, ont contribué à cette mission avec de l’instrumentation,
  • La Russie a aussi participé avec un véhicule de transport aérien pour faciliter l’envoi de composants au site de lancement. Note : la participation de la Russie est, certes, moins surprenante.

C’est le point intéressant de cette nouvelle : que les Européens aient fait leur choix. Or, ce choix n’est pas américain (en tout cas plus exclusivement).

Une étonnante admission américaine

A part le fait qu’il y ait, à présent, plusieurs options disponibles, il y a cette étonnante admission à la fin de l’article :

My concern is they get there first and then say, “This is our area. You stay out”, NASA Administrator Bill Nelson said at the congressional budget hearing this week.

L’ennui dans cette déclaration est qu’elle ressemble fort à une « projection ». Mais laissons cela de côté.

L’important est que les Européens aient déjà indiqué leur intention d’utiliser les services de la station spatiale chinoise.

Ce dernier évènement le confirme, et c’est crucial au moment où les Américains veulent désorbiter l’ISS … Sans avoir de remplaçant.

“This is our area. You stay out”

Le futur de l’Europe spatiale (et du Japon)

L’ESA a déjà le vaisseau spatial capable de s’arrimer avec l’ISS ou autre station orbitale :

Véhicule automatique de transfert européen

Le seul élément qui leur manque est le lanceur, qui s’appelle Ariane 6 :

Ariane 6 : Après le vol inaugural espéré cet été, « nous aurons six lancements en 2025 et huit en 2026 »

Ceci avec, à court/moyen terme, un lanceur réutilisable :

Le programme Themis développe les technologies réutilisables pour les futurs lanceurs européens

… Et une capsule habitable :

Nyx, la capsule spatiale européenne qui veut concurrencer SpaceX

Ces vaisseaux sont européens, sachant que le Japon a ses propres projets :

Programme spatial japonais

Paroles qui dépassent la pensée

Tout cela paraît répondre au commentaire de l’administrateur de la NASA. Lorsqu’il dit “This is our area. You stay out”, le reste du monde a bien compris ce qu’il voulait dire.

Il reste à espérer que ses paroles aient dépassé sa pensée (ceux de TMN le souhaitent) … Parce que les politiciens, eux, n’hésiteront pas à le prendre au mot.

L’espace est-il seulement américain ?