Categoría: International

Grado de dificultad: 3 (Por el idioma).

Columnista: Roberto

Votar por Internet parecería un tema sencillo para países desarrollados como Francia, pero la tecnología no lo es todo.

Un artículo en francés para resaltar el real problema.

Certains Français peuvent voter par Internet

Une vieille discussion sur les ronds-points

Je garde en mémoire une ancienne conversation au sujet d’un changement de norme de trafic routier.

Il s’agissait de la règle de priorité pour accéder à un rond-point. La « priorité à droite » était remplacée par celle des véhicules présents sur le rond-point, à gauche, donc.

Une objection fut avancée :

« Et si les véhicules sur le rond-point se mettaient d’accord pour empêcher les autres d’y entrer ?! »

L’argument a une valeur théorique : le comportement décrit est techniquement possible.

A-t-il, pourtant, un sens dans la réalité ? Pourquoi, diable, quelqu’un ferait une chose pareille ? La décision prise fut d’ignorer ce cas …

Quel que soit le thème du scrutin

Revenons au présent et à l’actualité. Les Français sont « appelés aux urnes » pour choisir une nouvelle Assemblée Nationale.

Quel rapport y a-t-il avec l’entrée sur un rond-point ? J’y viens.

Auparavant, quelques mots sur ce surprenant scrutin, hors chronogramme. Les récentes élections au parlement européen ont révélé un certain mécontentement des Français.

Il y a peu de scrutins pour s’exprimer en France. Et, en dehors d’eux les autorités se désintéressent un peu des préoccupations du bas peuple.

Il est donc habituel que ces-gens-qui-ne-sont-rien profitent de ces rares occasions pour se manifester, quel que soit le thème du scrutin.

Un miracle favorisant les expatriés

Passons. Donc, les Français vont voter … Tout du moins ceux de métropole, car ceux qui habitent ailleurs ont déjà commencé à voter, par Internet.

Par quel miracle les expats et autres exilés ont-ils droit à ce traitement de faveur ?! Un article de Numerama essaie, tant bien que mal, de le justifier.

Pourquoi le vote par Internet n’existe pas en France pour les législatives 2024 ?

Où nous nous retrouvons avec des arguments dignes de notre rond-point du début. Pire : apparemment, certains Français sont plus égaux que d’autres … Ou plus dangereux, ou irresponsables ou que sais-je encore.

Mais en sont-ils tous capables ?

Échantillon réduit mais identifié

Curieusement, cette discrimination affecte même la population, pourtant réduite, de TMN. Car deux de ses intégrants doivent voter pour cette élection (Eh oui ! Je ne suis pas tout seul !).

J’ai voté au petit matin du 25 juin 2024. Mon alter ego devra le faire de façon présentielle ce samedi 29 juin, pour une de ces raisons incompréhensibles.

La véritable raison que j’identifie est que je fais partie d’un groupe de sujets de laboratoire. Cet échantillon réduit de la population présente un avantage technique majeur :

Nous devons nous enregistrer auprès de notre représentation locale, qui a donc notre courrier électronique ET notre nº de cellulaire.

Vote par Internet bien sécurisé

Après quoi, le vote comporte 4 étapes de sécurisation.

  • Entrer un identifiant (de 12 caractères alphanumériques), envoyé auparavant à notre courrier électronique,
  • Puis, entrer un code de connexion (aussi de 12 caractères alphanumériques), envoyé  par SMS à notre téléphone cellulaire,
  • Un captcha vient ajouter un degré de sécurité supplémentaire,
  • Le vote proprement dit se produit,
  • Ce n’est pas encore fini ! Pour valider le vote, un code a 6 chiffres est à nouveau envoyé à notre courrier.

Le document suivant détaille le processus :

Ce processus, qui requiert pourtant un échange d’infos en temps réel, fonctionne impeccablement !

Éduqués technologiquement

Mais, reconnaissons-le, il n’est pas tout simple. Ma première fois (en 2022) fut un peu acrobatique – tout en étant réussie.

D’où une thèse personnelle : que la petite communauté des non-résidents français constitue une population facilement gérable.

En revanche, oser ce processus alambiqué avec plusieurs millions de votants pas forcément éduqués technologiquement est la vraie grande peur.

Oublions les justifications de l’article de Numerama. Plus simplement, je pense que les technocrates gouvernementaux ont une pauvre opinion des Français.

Ils n’ont pas forcément tort (tout en ayant leur part de responsabilité dans ce problème).

Sont-ils intéressés à ce que cela change ? Bonne question !

Qui peut voter par Internet ?