Grado de dificultad: 3 (por el idioma).

Columnista: Roberto

Una noticia francesa sobre el futuro del cinema nos llama de nuevo la atención. El idioma francés parece más adaptado para alcanzar a una población que parece trancada en los años 60.

Une nouvelle qui amuse les Américains

« Strange World », le cas qui devait arriver

Bonjour à tous ! Le sujet du présent article est intéressant et révélateur de la fin d’un monde. Et c’est aussi très embarrassant de voir des compatriotes sombrer dans le ridicule (ils l’ont bien cherché).

Il s’agit d’une de ces erreurs d’appréciation qui atteint le résultat contraire à son propos.

Parlons donc de la décision, par Disney, de ne pas diffuser en salles son prochain film d’animation « Strange World ».

Trailer disponible sur le canal YouTube de Walt Disney Animation Studios

La nouvelle a, visiblement, beaucoup amusé les médias américains, qui se sont (quasiment) tous précipités pour la publier.

Chronologie des médias ?

En résumé, en France tous les films sortis en salles sont « protégés » pendant … « Un certain temps » avant d’apparaitre en télévision, DVD ou plateforme de Streaming.

On appelle cela la « Chronologie des médias », décrit en particulier dans un article de Numerama :

Comment fonctionne la chronologie des médias en 2022 ?

Dans le cas de « Strange World » et de Disney Plus, ce délai est aurait dû être de 17 mois.

Woman facepalming Emoji

Qui est d’accord avec ça ? Les exploitants de salles de cinéma.

Et nous, simples spectateurs ? Comme le dit notre cher président, il y a :

… Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien.

Oui, je sais, celle-là commence à être rebattue (mais reste efficace).

Et aussi « exception culturelle » et HADOPI

A l’attention des non français, ceci n’est pas un cas isolé. En France, existe la notion « d’exception culturelle » et aussi la HADOPI.

Wikipédia en français nous décrit l’exception culturelle comme :

Une expression utilisée pour caractériser certaines spécificités, actuelles ou passées, de la France par rapport aux autres pays d’Europe, voire du monde, dans le secteur de la culture

Note perso : je n’aurais jamais osé proférer une telle ânerie prétentieuse et méprisante. Mais je ne prétends pas non plus comprendre l’essence de la supériorité de la culture française.

Quant à la HADOPI, nous pouvons la décrire comme une police de la pensée. L’article de Wikipédia qui la décrit est le suivant (édifiante lecture) :

Loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet

Donc, la Chronologie des médias n’est pas un cas isolé …

Disney est juste le messager

Disney remet les pendules à l’heure

Seulement voilà : ce mécanisme de délai de diffusion est illusoire. Disney Corp vient, sèchement, de remettre les pendules à l’heure.

Leur raisonnement fut simple.

Problème : Nous devons attendre 17 mois après la diffusion en salles pour proposer un film sur Disney Plus.

Solution : Supprimons la diffusion en salles !

Après tout, nous voulons promouvoir Disney Plus, et les salles sont de moins en moins fréquentées. De plus, nous ne courrons pas après un prix au festival de Cannes.

Est-ce légal ? Absolument.

Est-ce moral ? … Question mal posée, reformulons-la en « les spectateurs y perdent-ils au change ? ».

Je considère que la réponse est non. Les Français, grands enfants, adorent Disney et Disney le leur rend bien. Bien entendu que Disney Plus est un grand succès en France !

Preneurs d’otages

Qui y perd ? Les salles de cinéma françaises, sur toute la ligne.

Comme TMN l’a dit à de nombreuses reprises, le cinéma en salles est moribond :

Le Cinéma comme à la maison

Le pied de nez de Disney aux petits (en insistant bien sur cet adjectif) accapareurs français est donc bien joué.

Le dit quelqu’un qui n’est pas un inconditionnel de Disney. Je leur donne pourtant raison sur ce coup-là.

Les Certains Français font mine de se serrer les coudes, disant que Disney prend les spectateurs en otage.

Chronologie des médias: Disney fait un salle coup

Seulement voilà, ce n’est pas Disney qui prend des otages, sinon des professionnels du cinéma (en salles) qui entretiennent leur monopole autoattribué.

Le cinéma a toujours son public

Les salles de cinéma ne sont plus un maillon indispensable de la chaine de diffusion. Ils ne sont pas les seuls : la TV par câble est aussi en décadence.

Toutes ces organisations sont des intermédiaires qui ont profité un (trop long) temps de la difficulté de diffuser des contenus.

Cette difficulté a disparu. Ce sont les professionnels (pas nous) qui doivent répondre à une question :

Les salles de cinéma ont-elles encore un sens ?

Car le cinéma, lui, a toujours son public, un public qui a grandi, même.

Note finale : pardon pour le ton un rien agressif de cet article. C’est que l’utilisation du mot « otages » dans la presse française m’a paru « gonflée ».

Disney dézingue la chronologie des médias

Parte 2
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