Grado de dificultad: 3 (Por el idioma).

Columnista: Roberto

Un festival français mérite un article dans la même langue, même s’il n’est pas élogieux.

Cannes ne veut pas de Netflix

Cannes est contre, Venise est pour

Donc, il n’y aura pas de film de Netflix au festival de Cannes de 2021.

Cannes 2021: Still No Netflix In The Lineup Despite Ongoing Conversations

Raison invoquée :

« Chaque film en compétition doit sortir en salles »

Woman facepalming Emoji

Celui de Venise, au contraire, lui ouvrira très probablement ses portes. Cherchez l’erreur.

Vous ne la trouverez pas du côté des Italiens, qui se montrent simplement pragmatiques. Le cinéma a évolué, et la pandémie n’y a pas grand-chose à voir.

Ils parlent beaucoup de Netflix, mais pas de Disney Plus, ni aucun des autres.

Peut-être est parce que ces autres lancent leurs films en salles …

… En même temps que sur leurs plateformes. Subtil distinguo ? Vraiment très subtil, alors.

Le cinema est devenu virtuel

Au passage, c’est une admission terrible de la puissance de production et de la créativité montrées par cette entité. Qu’elle soit virtuelle est sans intérêt.

De la même manière, rares sont ceux qui lisent encore le journal en format papier.

Qui oserait nier la qualification de journalisme aux sites web d’information ?

Les Amish (salut, Manu !) du festival de Cannes voudrait nier une évidence :

Les réalisateurs et les acteurs passent, aujourd’hui, couramment par la case Netflix.

Je doute que les grosses colères d’un microcosme français puissent les en empêcher.

Car, si je ne m’abuse, tous ces gens ne font pas ce métier gratuitement. Or, leur métier n’a pas changé, il s’est même renforcé et diversifié.

Le grand écran … De télévision

Une forme moribonde de spectacle

Il y a une autre évidence que les pontes d’une forme moribonde de spectacle refusent de voir. Elle est juste devant leurs yeux lorsqu’ils regardent la télé : la taille de leur écran a augmenté :

Cinema en casa

La dimension commerciale de certains Smart TV atteint quasiment 2,3 mètres de diagonale. Quant à la qualité d’image qu’offre un de ces appareils, aucun projecteur de cinéma ne peut l’égaler.

La question du son n’est même plus un obstacle pour celui qui veut s’en donner la peine.

C’est pourquoi une population grandissante s’est habituée à voir les films sur son écran personnel.

La raison n’est ni la paresse ni l’avarice, c’est la disponibilité. Nous visionnons nos films préférés sans faire la queue à l’entrée des salles, et au moment que nous désirons.

Bannir Netflix est une décision suicidaire

D’un côté, la « tradition » perds ses artistes, de l’autre, elle perd aussi ses spectateurs. Quelque chose leur aurait échappé (le XXIème siècle, par exemple) ?

Car la magie du cinéma n’a pas disparu. Si c’était le cas, Netflix et ses nombreux concurrents de se disputeraient pas le marché virtuel.

En fait, il serait temps d’accepter une réalité :

Cette magie a disparu des salles de cinéma depuis déjà un bon moment.

Se pavaner sur le tapis rouge de Cannes est un mensonge que se raconte une élite moribonde.

Et bannir Netflix est une décision suicidaire.

Note finale : l’emploi du qualificatif « moribond » es sûrement excessif. Il n’empêche qu’un changement de paradigme ferait du bien a ce VIEUX festival.

Netflix banni d’un festival moribond

Parte 2