Categoría: Editorales

Grado de dificultad: 3 (Por el idioma)

Columnista: Roberto

Por el tema que lo inspiró, el presente editorial, mitad tecnológico y mitad societal, será, por supuesto, en francés.

Une écœurante histoire provençale

Transcender mais dans le mauvais sens

Surgit, de temps en temps, un évènement dans l’histoire qui transcende la monotonie … Mais dans le mauvais sens.

La bête du Gévaudan, Jack the Ripper, Luis Alfredo Garavito sont quelques terribles exemples parmi plein d’autres.

La récente et écœurante histoire provençale d’un mari droguant sa femme pour la violer pendant près de dix ans en sera une.

A soldier, a nurse, a lorry driver and dozens more: who are the men accused over rape and assault of Gisèle Pelicot?

Elle n’atteint pas l’horreur d’une guerre en Ukraine, d’une famine habituelle en Afrique, ou d’un génocide en Palestine. Mais ces choses-là se passent loin de chez nous (#Sarcasme), pas dans la poétique et chantante Provence.

L’enfer selon Marcel Pagnol

En parlant de Provence, cette histoire mérite sa place parmi celles de Marcel Pagnol. Comme on dit par chez moi :

« Pueblo pequeño, infierno grande »

Ou, en français et plus pompeusement :

« L’enfer, c’est les autres ».

Plein de chercheurs académiques passeront du temps à torturer les pauvres types qui moisiront en prison. Ils analyseront leurs pathétiques excuses/justifications/explications.

Et ces excuses stupides seront probablement vrai, d’un certain côté … Si on oublie un point de détail commun (et désastreux) : ils ont violé une femme clairement endormie.

Gisèle Pelicot lawyers: trial exposes ‘profound problem’ in attitudes to sexual violence

Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, toutes les alarmes étaient au rouge vif, avec sirène tonitruante. Et ils ont pourtant tous continué.

Emoji Thumbs Down - Origen Facebook

Le monde virtuel est approximatif, pas la réalité

Revenons a nos moutons provençaux

Que diable vient faire cette histoire dans les colonnes de TMN ? Il y a une raison de poids, mais revenons, d’abord, à nos moutons provençaux.

51 hommes impliqués dans ce summum de médiocrité et de sexisme ?! Ben oui, en y pensant mieux, ce n’est même pas tant que ça (re #sarcasme).

Et puis, cet horrible comportement était tristement connu, c’était même le thème d’une chanson à l’humour très noir :

Vidéo (miraculeusement) disponible sur le canal YouTube de Pierre-Vincent Robert

La réalité est rigide et têtue

L’aspect qui nous intéresse est technologique et sociétal.

L’instigateur, Dominique Pelicot, mari (??!!) de la victime, avait monté une salle de « chat » sur un réseau socialNote : il est, à présent, « l’ex-mari », et le thème de discussion était Gisèle Pericot …

Était-ce Reddit, JeuxVideo, ou, plus conventionnellement, Facebook, Instagram ou WhatsApp ? Le mécanisme est, de toute façon, le même.

A savoir, que lorsque la construction est virtuelle, la perception d’un final bien réel devient floue.

Seulement voilà, si le monde virtuel est approximatif, la réalité, elle, est rigide et têtue. Et elle est difficile d’accepter pour ceux qui ont des principes moraux fragiles.

Le procès de Mazan est donc aussi celui des réseaux sociaux et de ceux qui pensent y trouver l’impunité.

Viol, réalité et réseaux sociaux